À partir du 1er janvier 2008, certains équipements éligibles au crédit d’impôt sur le revenu voient leurs critères de performance énergétique revus à la hausse. Ainsi, les pompes à chaleur devront désormais afficher un coefficient de performance de 3,3.
L’arrêté du 13 novembre 2007 modifie le Code général des impôts relatif aux dépenses de l’équipement de l’habitation principale. Pour bénéficier du crédit d’impôt, à partir du 1er janvier 2008, les matériaux d’isolation thermique et les pompes à chaleurs devront présenter des performances énergétiques supérieures à celles exigées jusqu’à présent.
Les résistances thermiques des parois opaques et des parois vitrées sont concernées par cette modification. Ainsi par exemple, les planchers bas sur sous-sol, sur vide sanitaire ou sur passage ouvert et les murs en façade pignon devront dorénavant présenter une résistance thermique supérieure à 2,8 m².K/W.
Les pompes à chaleur (PAC) mises en œuvre devront, quant à elles, afficher un coefficient de performance de 3,3, se rapprochant ainsi de valeurs de la norme NF PAC. Outre cette exigence, pour chaque type de pompe à chaleur, l’arrêté mentionne des caractéristiques techniques complémentaires à respecter (température d’évaporation, de condensation…). Il impose par exemple pour les PAC air/air de type multisplit ou gainable, que la température d’entrée d’air à l’évaporateur soit de 7°C et de 20°C au condenseur, selon le référentiel de la norme d’essai 14511-2. Toujours pour cette gamme de PAC, de nombreuses autres exigences sont énoncées telles que la taille minimale des pièces de vie à chauffer, la régulation automatique…