Une meilleure performance thermique pour 96 logements
La qualité du service et du confort des occupants, associée à la réduction des coûts
d'utilisation ont été les deux objectifs majeurs qui ont conduit cette opération
de rénovation, couronnée par le Label Promotelec habitat existant.
Ces 96 logements, situés à Vire (14) et datant de 1956, sont répartis en trois bâtiments
de 63, 25 et 8 logements. Après une première réhabilitation, en 1986, les appareils
de chauffage devenaient obsolètes, notamment en termes de performance. L'OPAC du
Calvados, qui gère un parc de 18 000 logements, a tenu à associer les locataires
au choix de leur mode de chauffage. Ces derniers se sont prononcés pour la poursuite
d'un chauffage individuel électrique, qui évite l'installation d'une chaudière et
de canalisations à l'intérieur du logement, souhaitant simplement une modernisation
de l'existant.
L'entreprise Destais a ainsi refait toute l'installation électrique : éclairage,
circuits de prises et chauffage. Elle a installé un panneau rayonnant 6 ordres dans
le séjour, un convecteur 6 ordres dans les autres pièces, et un soufflant dans la
salle de bains. Le tout est piloté par une horloge facilitant la gestion du chauffage
en fonction du mode de vie des occupants, sans oublier le délesteur, qui optimise
la gestion de l'énergie avec le compteur électronique d'EDF.
Afin de répondre aux exigences du Label Promotelec, l'OPAC a détaillé les puissances
: 2 000 W en séjour, 1 500 W en chambre et 1 000/2 000 W dans la salle de bains.
A noter : un convecteur a été installé également dans les couloirs des logements
T3 afin de supprimer les points froids : on obtient une meilleure homogénéité et,
donc une meilleure qualité de chauffage. Pour sa part, la production d'eau chaude
sanitaire a été modifiée, passant d'un chauffe-eau gaz à un chauffe-eau électrique.
Horloge de commande pour la
gestion du chauffage
Des ventilations répondant à la configuration des lieux
Jusqu'alors, une ventilation naturelle alimentait la salle de bains et la cuisine
dans tous les logements. Comme les bâtiments offraient deux aspects différents,
une tour et un linéaire, l'OPAC a opté dans le premier cas pour une VMC autoréglable,
tandis que le second n'a pu en bénéficier en absence de possibilité de passage de
gaines. La ventilation naturelle a donc été conservée, mais renforcée toutefois
avec un aspirateur statique installé sur les souches en toiture.
L'amélioration des performances est estimée à 44 %, avec un CG passant de 162 à
91 (voir encadré ci-dessous) grâce, notamment,
à la rénovation de la couverture, avec renforcement de l'isolation en combles. Les
menuiseries des séjours ont par ailleurs été remplacées par des cadres PVC équipés
avec du double vitrage. Grâce à cette opération, les derniers points froids identifiés
sur le bâti ont été annulés.
Le label, véritable fil conducteur
"Le label nous a surtout permis de réaliser une opération
qui offre une grande homogénéité dans sa conception, puisque sont concernées à la
fois l'isolation du bâti, la ventilation, les productions de chaleur d'eau chaude
sanitaire, ainsi que l'installation électrique du logement, sans que l'investissement
soit trop excessif sur certains points et plus faible sur d'autres",
précise Philippe Grand, responsable du département Maintenance de l'OPAC du Calvados.
Une cohérence qui est utilisée à la fois au niveau des choix d'investissement pour
l'OPAC, mais aussi dans la qualité d'usage du logement en termes de consommation
et de confort pour les occupants.
Panneaux rayonnants installés
dans le séjour
Le CG : un calcul simplifié mais cohérent
Le CG est un coefficient global d'évaluation des performances thermiques et de confort
d'une installation. Il intègre à ce titre plusieurs composantes. La première prend
en compte l'ensemble des caractéristiques de déperditions liées au bâti : les parois
vitrées et opaques, ainsi que le renouvellement d'air. La seconde composante concerne
un ensemble de paramètres relatifs aux performances des équipements de chauffage,
de pilotage et de production d'eau chaude sanitaire.
Le calcul du CG prend en compte tous les systèmes de chauffage électrique. De par
son caractère “global”, ce coefficient s'exprime en valeur absolue et reste donc
sans unité. Issu de calculs simplifiés et bien adaptés aux spécificités de l'habitat
existant, le CG permet rapidement d'apprécier une situation d'origine, comme les
améliorations potentielles.