Qualité environnementale et performances énergétiques
Le promoteur Espacil joue la carte de l'innovation et d'un habitat de qualité pour
séduire des acheteurs privés, dans un quartier jusque-là investi par le logement
social. La Haute qualité environnementale (HQE) et le Label Promotelec très haute
performance énergétique signent le projet Solaris.
En plein cœur de l'agglomération rennaise (35), le projet Solaris se situe dans
un quartier où 80 % des habitations sont constituées de logements sociaux.
Ces nouveaux immeubles comptent parmi les premiers à répondre aux exigences de la
Haute qualité environnementale, ce qui devrait leur valoir, en outre, d'obtenir
le Label Promotelec haute performance
énergétique niveau THPE. Ces deux labels illustrent parfaitement la démarche
qualité de l'habitat associée à des économies d'énergie, menée par le promoteur.
Retour vers le passé
En 2001, la ville décide de céder un terrain d'un hectare à un promoteur privé,
la vente ne s'effectuant qu'après acceptation par la municipalité du projet de construction.
"Dans ce cas précis, la mairie était à la fois vendeur
et donneur d'ordre, puisque, en marge des immeubles d'habitation, elle demandait
la construction de locaux associatifs, d'environ 600 m2, sur le site,
explique Frédéric Vignon, directeur de la promotion de l'agence de Rennes d'Espacil.
Pour remporter ce projet, nous avons pris, à l'égard de la municipalité, un certain
nombre d'engagements qualitatifs".
Dans un ensemble de trois bâtiments, Espacil propose 104 logements (du T2 au T5).
Pour assurer la qualité de l'habitat, Espacil s'engage à respecter une démarche
HQE et décide, dans le cadre des 14 cibles HQE à explorer, de consacrer 9 % du budget
total de l'opération à cet aspect de la construction.
"Nous devions travailler notre projet selon une liste de 14 points, poursuit Frédéric
Vignon. Rappelons qu'en 2001 cette démarche affichait un caractère novateur. En
tant que promoteur privé, nous souhaitions mener une opération HQE qui soit ensuite
reproductible sur d'autres projets".
Des choix tournés vers la qualité
Pour valider le respect des engagements HQE initiaux et aussi pour rester en phase
avec les prescriptions de Promotelec, Espacil s'adjoint un bureau d'études, i2c,
qui l'accompagne dans sa recherche de solutions innovantes.
Premier choix : l'orientation des bâtiments. Chaque appartement possède une partie
sud (pièces à vivre) et une autre au nord (chambres), afin d'optimiser les apports
solaires gratuits, en hiver, et de garantir un confort d'habitation, l'été. Les
logements sont également dotés d'oriels (bow-windows) pour leur rôle thermique.
Toujours en conformité avec la démarche HQE et afin d'obtenir le Label Promotelec
haute performance énergétique, des choix s'effectuent en matière d'isolation. "Plutôt que des doubles vitrages classiques, ce sont des
fenêtres au vitrage peu émissif, donc plus isolantes, qui ont été retenues",
précise Roger Miniou, directeur général du cabinet i2c.
Autre option prise, destinée à limiter les déperditions d'énergie : l'installation
de rupteurs de ponts thermiques à l'intérieur des appartements (l'isolation des
murs ne peut s'effectuer par l'extérieur pour ne pas dégrader le parti pris architectural
du projet). "Reste à réaliser le choix de la fourniture
d'énergie pour l'eau chaude et le chauffage. La logique novatrice du dossier voulait
qu'on s'oriente vers l'énergie solaire. Calculs à l'appui, nous avons démontré que
l'installation d'une pompe à chaleur air/eau restituait deux fois plus d'énergie
que des capteurs solaires, poursuit Roger Miniou. Désirant que ce projet soit reproductible,
nous avons donc privilégié ce mode d'alimentation des appartements, avec un chauffage
par le sol".
Une démarche réussie
Au final, le coût de construction du projet Solaris se chiffre à 1 050 euros/m2
(prix 2003), alors que le coût d'un projet traditionnel à la même époque est de
l'ordre de 860 euros/m2. Le cabinet i2c a montré que les objectifs fixés
par Espacil en matière de qualité et d'économie d'énergie ont été largement dépassés,
pour atteindre 15 % (et non 9 % initialement prévus) attribués directement à ces
démarches environnementales.
Aujourd'hui, six appartements servent de témoin pour le suivi des consommations.
Cette analyse a posteriori permet notamment de régler quelques points (fenêtre mal
isolée, etc.). Enfin, ce soin apporté à la gestion de l'énergie, en hiver comme
en été, est valorisé par le Label Promotelec très haute performance énergétique.
HQE : une démarche volontaire
Lorsqu'un maître d'ouvrage opte pour la HQE, il s'engage dans une démarche volontaire
de management de la qualité environnementale des opérations de construction. Cela
passe par le respect de 14 points définis par l'association HQE. Dans le cas du
projet Solaris, c'est le cabinet indépendant Tribu qui a validé les dépenses et
les choix effectués par Espacil dans le cadre de cette démarche (source association
HQE).
14 cibles pour aider les maîtres d'ouvrage à structurer leurs objectifs
Maîtriser les impacts sur l'environnement extérieur
Eco-construction
1. Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat
2. Choix intégré des procédés et produits de construction
3. Chantier à faibles nuisances
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Eco-gestion
4. Gestion de l'énergie
5. Gestion de l'eau
6. Gestion des déchets d'activité
7. Gestion de l'entretien et de la
maintenance
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Créer un environnement intérieur satisfaisant
Confort
8. Confort hygrothermique
9. Confort acoustique
10. Confort visuel
11. Confort olfactif
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Santé
12. Qualité sanitaire des espaces
13. Qualité sanitaire de l'air
14. Qualité sanitaire de l'eau
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