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Exemples de réalisations

Le Label Promotelec, le bon choix à l’épreuve du temps

Article extrait de Fil Pilote 39

Sept ans après avoir obtenu le Label Promotelec confort électrique, deux maisons individuelles de Rivesaltes (66) affichent des performances énergétiques supérieures au niveau HPE actuel du nouveau Label Performance1 ! À l’origine de ces économies, l’utilisation d’un matériau innovant au montage très simple, le Keps, couplée aux recommandations du label. Visite avec Michel Larrue, délégué régional Promotelec pour le Sud-Ouest.

1 Le label avec mention "Haute performance énergétique" (HPE) correspond à une consommation énergétique conventionnelle du projet inférieure ou égale de 10 % à la consommation de référence, telle que définie par l’arrêté du 24 mai 2006.


Les maisons visitées à Rivesaltes, près de Perpignan, ont été construites en 2000 et 2001 avec le souci d’anticiper les exigences réglementaires en matière de thermie. « J’ai toujours été conscient des enjeux environnementaux et ai intégré, dès la phase de projet, des matériaux et solutions de chauffage qui vont dans le sens de mes préoccupations », explique Jean-Pierre Gubert, ingénieur thermicien conseil, qui a été le premier à habiter les maisons dont il promeut le concept. Un raisonnement qui lui a permis, en 2000, d’obtenir le Label Promotelec confort électrique pour sa maison et celle de son voisin, préfigurant, avec sept années d’avance, l’application des nouvelles normes de la RT 2005.


Keps : 38 % d’économie de chauffage

Le Keps est un coffrage isolant formé de deux panneaux de polystyrène expansé réunis par des éléments de liaison, à l’intérieur desquels est directement coulé le béton.

keps : coffrage isolant

La double isolation (intérieure et extérieure) présente l’avantage majeur de supprimer, depuis les fondations jusqu’à la toiture, les principaux ponts thermiques de la maison (notamment au niveau du mur de refend et du plancher intermédiaire).
« En outre, précise Jean-Pierre Gubert, ce procédé offre tous les atouts de la maçonnerie isolante : le confort phonique, la solidité et l’économie. » En effet, la performance de l’isolation réduit considérablement les dépenses d’installation et de consommation de chauffage (– 38 %). Et d’ajouter que « l’intégration, en une seule opération, du montage, du coulage et de l’isolation, permet, sans surcoût, de répondre aux objectifs de haute performance énergétique ».
Enfin, le béton, coulé en continu, reste stable au cours des ans et l'isolant haute densité – servant de coffrage au moment de la construction –, solidaire des murs, ne subit aucune altération dans le temps.

Le montage : un jeu d’enfant

Les panneaux sont légers (450 à 600 grammes), ne nécessitant aucun moyen de manutention. La pénibilité est réduite, la fatigue diminuée, le rendement amélioré. « Pour une maison traditionnelle, 35 m2 sont montés et coulés par personne et par jour », estime Jean- Michel Gubert, codirigeant, avec son père, du bureau d’études Gubert. En effet, le procédé est simple, s’apparentant aux Lego® qui s’emboîtent les uns aux autres, avec un pas régulier de 5,25 cm. Une fois le coffrage mis en place, il ne reste plus qu’à poser le ferraillage et à couler le béton – la seule action pénible est donc mécanisée ! « Les murs sont posés le lundi, le béton coulé le mercredi, et la charpente montée le vendredi. »
Par ailleurs, Michel Larrue tient à interpeller les artisans électriciens, soulignant « la simplicité de l’installation électrique, car un fer chaud suffit pour réaliser toutes les saignées, en une seule intervention, après celle du maçon. »

Recommandations du label

Pour le respect de la réglementation thermique en vigueur à l’époque, alors que le label préconisait a minima un système de chauffage à thermostat électronique, une solution plus performante a été retenue : le plancher réversible géothermique sur vide sanitaire à languettes (pour les pièces de jour), couplé à des panneaux rayonnants (pour les pièces de nuit). En outre, la ventilation double flux thermodynamique a été préférée à la ventilation simple flux recommandée. Quant aux gaines, elles sont isolées avec de la laine de verre, de quoi réduire efficacement les déperditions énergétiques. Enfin, pour l’eau chaude sanitaire, Jean- Pierre Gubert a opté pour un chauffe eau électrique de 400 litres (au lieu des 250 litres préconisés). Cet ensemble, mis en oeuvre avec une ventilation adaptée, une bonne régulation et un système de chauffage adéquat, réduit sensiblement la facture énergétique : moins de 1 000 euros pour l’année !

Les gains thermiques

Les chiffres clés


* Chauffage, rafraîchissement, éclairage, électroménager compris.


 
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