Les préalables au couplage chaudière fioul/PAC
L'objectif ne doit pas viser à substituer totalement la PAC à la chaudière. Bien
au contraire, pour satisfaire l'optimum économique, l'intégration de la PAC doit
être étudiée pour qu'elle puisse fonctionner prioritairement ou simultanément avec
la chaudière.
En pratique, pour toutes les températures extérieures supérieures à une température
comprise entre 0 et 5°C environ (température d'équilibre), la pompe à chaleur fonctionne
seule. Pour les températures extérieures plus basses, la chaudière fioul vient l'épauler
en fournissant le complément. L'histogramme des consommations prévisionnelles permet
de vérifier la pertinence de ce montage.
Le raccordement d'une pompe à chaleur sur une installation existante ne s'improvise
pas. Il doit le plus souvent être précédé d'un diagnostic thermique du bâti, d'une
analyse de l'installation de chauffage et, plus particulièrement, de son dimensionnement
et de ses conditions de fonctionnement. Enfin, on procède à l'examen des conditions
d'implantation de la PAC.
Ainsi, si la consommation moyenne annuelle de chauffage avant la mise en service
de la PAC dépasse 33 litres de fioul au m2 habitable ou si la température de départ
d'eau de chauffage dépasse 75°C, des travaux préalables s'imposent. La priorité
doit être donnée :
• à l'amélioration de l'isolation du bâti (notamment l'isolation de la
toiture) ;
• au remplacement des anciennes fenêtres par des ouvrants équipés de
doubles vitrages performants. Cette mesure contribue également à diminuer la perméabilité
à l'air du logement ;
• à la mise en œuvre d'un système d'aération cohérent.
Il faut évidemment aussi s'assurer du bon fonctionnement de l'installation existante.
Tout défaut éventuel doit être traité avant l'installation de la PAC.
Bien choisir sa source
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Type de source |
Les "moins" |
Les "plus" |
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Géothermie |
- captage horizontal : nécessité d'une grande surface de terrain occupée
par le captage ;
- captage vertical : coût du ou des forages. |
- performances élevées ;
- aucun impact sonore sur l'environnement. |
Nappes
phréatiques |
- non-assurance de la pérennité de la nappe ;
- forage(s) ;
- pompe de relevage affectant les performances ;
- démarches administratives.
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- performances élevées ;
- aucun impact sonore sur l'environnement. |
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Air |
- prise en compte du risque de propagation de bruit pour le positionnement de l'unité
extérieure ;
- esthétique parfois discutable. |
- peu de contraintes d'installation. |