Le matériel de détection d'incendie : les bonnes pratiques à respecter



Pour l'habitat : les détecteurs avertisseurs autonomes de fumées (DAAF)

Le 13 octobre 2005, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi qui obligerait les particuliers à équiper leur habitation d’au moins un DAAF d’ici à cinq ans, à l’instar de ce qui se passe dans d’autres pays européens, comme l’Angleterre, où ces appareils sont obligatoires depuis 1992. La proposition de loi doit encore être ratifiée par le Sénat.



Quels type de détecteur ?

Depuis l’ouverture du marché des télécommunications, les accès opérateurs sont tous regroupés dans un même emplacement : la gaine technique logement (GTL) qui centralise les arrivées et départs des réseaux d’énergie et de communication.

S’il existe deux types de détecteurs destinés à l’habitat particulier, ioniques et optiques, en France seuls ces derniers sont autorisés. Le code de la santé publique prohibe les appareils émettant des rayonnements ionisants (article R 1333-2) et, depuis le 13 août 2005, il est interdit de jeter les produits électroniques (D3E – décret sur les équipements électriques et électroniques), en particulier s’ils contiennent des sources radioactives.


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Les détecteurs optiques sont des détecteurs de fumée fonctionnant sur le principe de la réflectométrie. L’appareil contient une chambre noire comprenant un émetteur et un récepteur infrarouge. En l’absence de fumée, le récepteur ne reçoit pas de lumière. Lorsqu’un feu se déclenche, des aérosols de combustion pénètrent dans la chambre. Les photons infrarouges heurtent des particules présentes dans la chambre et sont récupérés par le récepteur. Leur nombre est proportionnel au niveau de fumée dans la chambre. Dès lors, la cellule du récepteur émet un signal électrique et l’alarme sonore se déclenche. Ces détecteurs sont conçus pour être installés à l’intérieur des logements. Ils doivent remplir deux missions : détecter tout début d’incendie et avertir les occupants pour qu’ils puissent se mettre en sécurité.


La multiplication d’offres de produits dont on ne connaît pas les conditions de fabrication et dont la conformité technique n’est pas nécessairement prouvée peut, si l’on n’y prête pas une attention toute particulière, créer un faux sentiment de sécurité beaucoup plus dangereux que l’absence d’équipements elle-même. C’est pourquoi Promotelec dans ses référentiels demandera que le matériel soit marqué NF tant que des accords de reconnaissance mutuelle interorganismes certificateurs et laboratoires ne sont pas signés afin d’assurer l’équité technique. Cette certification garantit que l’usine de fabrication est connue et évaluée par un auditeur indépendant, que les produits fabriqués ont subi des essais de conformité dans des laboratoires reconnus actuellement par la France (le CNPP – Centre national de protection et de prévention) et en référence à des normes et référentiels techniques reconnus, et que les produits mis sur le marché sont régulièrement contrôlés par une tierce partie indépendante.


En France, la norme DAAF
Dans le domaine de la sécurité, la norme NF S 61-966 de septembre 1999 relative aux DAAF s’applique aux détecteurs optiques. Elle garantit la simplicité d’installation, l’efficacité de la détection, la non-vulnérabilité aux perturbations de l’environnement, le niveau du signal d’alarme permettant de réveiller une personne endormie, l’alerte de la fin de vie de la pile.

Une norme européenne en cours de préparation
La norme européenne EN 14604 pourrait se substituer à la norme NF S 61-966 en juillet 2008. Le référentiel déjà élaboré doit encore être validé. À l’issue du vote final, chaque pays européen disposera de deux ans pour l’inclure dans ses normes nationales. Elle pourra être prise en compte dans la certification NF par tierce partie sous réserve que tous les laboratoires procèdent aux mêmes essais, avec un matériel identique, en se fondant sur un référentiel technique commun et se reconnaissent leurs compétences sur tous les essais.

 

La maintenance des appareils


L’extérieur du détecteur doit être dépoussiéré régulièrement avec un chiffon humide. Dans une atmosphère chargée en poussière, un détecteur mal entretenu peut se déclencher sans raison ou bien tardivement. Il faut veiller à changer les piles tous les ans ou lorsque le témoin de la fin de vie de la pile se déclenche. Il est recommandé de remplacer l’appareil tous les cinq ans.


Les limites d'emploi de ces détecteurs


Ces détecteurs ne s’adressent qu’aux parties privatives et ne constituent pas un système dans la mesure où les logements ne sont pas reliés entre eux. La loi ne traite qu’une partie du problème. Pour un système efficace à 100 %, il faut qu’à l’intérieur d’un même immeuble une alarme retentisse dans chaque appartement lorsqu’un début d’incendie est détecté dans les parties communes.

 


 
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Info Pratiques

 

Les règles d'installation
La notice du fabricant constitue la seule prescription d’installation. L’installation proprement dite de ces appareils est extrêmement simple >>