Le matériel de détection d'incendie : les bonnes pratiques à respecter



Détection d'incendie dans les ERP

Les moyens de prévention des incendies dans les ERP (établissements recevant du public) font l’objet d’une réglementation très précise dans le Code de la construction et de l’habitation (annexe Règlement de sécurité).



Les SSI (systèmes de sécurité incendie) : descriptif et normes

Dans les ERP, les détecteurs sont inclus dans un système plus vaste, le SSI. Ils sont raccordés à une centrale de détection qui traite les informations qu’ils lui transmettent. En cas d’incendie, la centrale localise le feu et commande ensuite un système de mise en sécurité incendie (SMSI), composé lui-même du centralisateur de mise en sécurité incendie (CMSI) et de dispositifs actionnés de sécurité (DAS) : portes et clapets coupe-feu, ventilateurs de désenfumage, sirène d’évacuation, etc. Les règles d’installation sont décrites dans le référentiel APSAD R7, édité par le CNPP (Centre national de prévention et de protection).

La partie détection du CMSI est régie par la série de normes européennes série EN 54 et le CMSI par la série de normes françaises NFS 61 930 à 940. Il fait l’objet d’une certification NF SSI. Il existe maintenant une reconnaissance mutuelle d’essais entre les laboratoires européens reconnus.



Schéma d'une installation de

détection automatique d'incendie

à localisation d'adresse de zone


visu

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Il existe différents types de détecteurs adaptés à des situations différentes.


Thermique :
ils sont très performants pour détecter les feux ne dégageant que de la température et sans fumée.

Optique :
ils peuvent être sensibles soit à la fumée, soit aux flammes, selon le modèle.

Thermovélocimétrique :
ils sont sensibles à la variation de la température sur un temps donné.


Ionique :
la DGSNR (direction générale de la sécurité nucléaire et radiologique) étudie un plan de démantèlement des installations.

 

Le nombre de détecteurs doit être déterminé de façon à ne pas dépasser certaines valeurs de la superficie surveillée par détecteur (A max).

Ce tableau indique la valeur de Amax en fonction de la surface (S) du plancher, de la hauteur (h) du local et de l’inclinaison (i) du plafond.

Extrait de la règle APSAD R7 éditée par le CNPP.

illustration

*La surface surveillée par détecteur est la surface surveillée par point de prélèvement.

*La surface maximale par réseau de prélèvement ne doit pas être supérieure à 400 m2.

Le coefficient k ne s'applique pas à la distance D.

Les deux conditions “A max” et “D” doivent être simultanément respectées.


Cas des détecteurs de flammes.

Tableau des superficies surveillées par détecteurs (A max) en fonction de la hauteur de fixation du détecteur.

Extrait de la règle APSAD R7 éditée par le CNPP.

illustration
 

La nouvelle génération de détecteurs est aujourd’hui multicritère. Ce sont les plus intelligents. Certains utilisent des algorithmes. L’analyse plus fine du signal permet d’éviter les alarmes injustifiées.

L’analyse du risque est la phase préalable à toute installation. Elle doit déterminer quel système de sécurité incendie est le mieux adapté pour faire face au risque. Il n’existe pas de règle universelle en la matière, chaque cas est unique. Cette analyse est capitale et doit être réalisée avec intelligence. Parmi les paramètres à prendre en considération :

• L’identification du domaine de surveillance entre la part de surveillance humaine et la part de surveillance automatique.

• La nature des valeurs à sauvegarder. S’il s’agit de personnes, le système reposera sur un concept de détection/évacuation. Pour des biens, le concept privilégié sera celui de détection/intervention.

• S’il s’agit de biens, identifier les “points névralgiques” (endroits à protéger impérativement).

• Identifier la nature des risques d’incendie auxquels l’établissement peut être particulièrement soumis, les "points dangereux" et les "forts potentiels calorifiques".

• Voir quels sont les moyens de mise en sécurité déjà existants dans l’établissement.

• Identifier le dispositif d’exploitation existant et nécessaire au bon fonctionnement du système de détection incendie. La partie centralisation devra se situer dans un endroit en dehors des zones de risques à protéger.

Il existe deux certifications délivrées par le CNPP.

Pour les installateurs (règlement I7) : Certification APSAD (Assemblée plénière des sociétés d'assurances dommages) de service d’installation de système de détection automatique d’incendie et de centralisateur de mise en sécurité. Caractéristiques certifiées : la mise à disposition d’un personnel compétent, l’utilisation de moyens matériels adaptés, l’organisation de l’activité assurant la qualité des prestations fournies, la conception de l’installation, la réalisation de l’installation, la vérification de conformité initiale de l’installation.

Pour les mainteneurs (règlement F7) : certification APSAD de service de maintenance de système de détection automatique d’incendie et de centralisateur de mise en sécurité incendie. Caractéristiques certifiées : la qualité de l’accueil, l’identification des besoins et du contrat de maintenance, les délais d’intervention et de dépannage, les prestations techniques de vérification périodiques et de maintenance, la proposition d’un bilan annuel personnalisé des interventions et suggestion des installations, la qualité de l’organisation de l’activité, la compétence du personnel, l’adaptation des moyens matériels.

 

Le devoir de conseil et la responsabilité de l’installateur

En tant que sachant, le devoir de conseil de l’installateur est plein et entier. Celui-ci engage sa responsabilité et encourt des poursuites pénales en cas de défaillance du système de sécurité incendie.

 


 
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