Les solutions techniques pour traiter les ponts thermiques entre un plancher intermédiaire
lourd et un mur extérieur
Les différentes solutions de rupteurs de ponts thermiques permettent de limiter
les risques de condensation en about de dalle.
L’impact des différentes solutions techniques présentées par la suite est mesuré
en tenant compte pour chacun des cas d’une valeur par défaut de coefficient linéique
fixe et issue des règles ThU. Ce comparatif est fondé sur la RT 2000, dans l’attente
des méthodes de calcul de la RT 2005.
Mur en maçonnerie courante isolé par l'intérieur
Par planelle d’isolant en périphérie de plancher béton plein
Le principe de cette solution consiste à intégrer une planelle d’isolant en about
de dalle au niveau du passage des flux thermiques.
Cette solution permet de diminuer au plus de 20 % les déperditions linéiques en
fonction de la résistance thermique de la planelle.
Pour être efficace, la planelle doit avoir une résistance thermique minimale de
0,5 m2.K/W.
La mise en oeuvre en about de dalle béton plein doit être conforme aux DTU en vigueur.
Par rupteurs de ponts thermiques (Schöck Rutherma®, Isorupteurs KP1®)
Les rupteurs de ponts thermiques sont des complexes isolants, le plus souvent en
polystyrène, mis en oeuvre en about de dalle en béton, à entrevous béton ou en terre
cuite.
Les procédés les plus connus :
• Les Rupteurs Schöck Rutherma® : procédé en polystyrène expansé
moulé entre plaques silicocalcaires ou laine de roche. Le produit est couvert par
un Avis technique du CSTB (N° 20/03-23) dont le domaine d’emploi est limité aux
bâtiments de 10 niveaux au maximum et aux zones non sismiques. Seuls les rupteurs
de 8 cm d’épaisseur sont concernés. L’utilisation en plancher béton précontraint
n’est pas couverte par l’Avis technique.
• Les Isorupteurs KP 1® : procédé en polystyrène expansé moulé
couvert par un Avis technique du CSTB (N° 20/05-78), dont le domaine d’emploi est
limité à la maison individuelle sur deux niveaux. Les utilisations en toitures-terrasses
et en plancher sur sous-sol sont exclues. Ce procédé est intégré à la solution technique
RT 2000 maisons individuelles non climatisées par la variante au chapitre 2 section
2.1, élaborée par la société pour le système Isorupteurs et agréée sous le n° M002
ST2001-01 (accessible sur le site www.RT2000.net).
Mur en béton cellulaire ou terre cuite
Les murs extérieurs réalisés en blocs de béton cellulaire ou en briques de terre
cuite présentent des prédispositions pour le traitement des ponts thermiques du
fait d’un mode constructif spécifique comportant des solutions techniques globales
: briques, linteaux, éléments de cloisons… La mise en oeuvre et la conception de
ces produits sont couvertes par Avis technique du CSTB. Ces solutions globales permettent
de diminuer l’impact des ponts thermiques de 30 à 40 %.
Mur en maçonnerie courante isolé par l’extérieur
Nous avons vu précédemment que les ponts thermiques apparaissent lorsque la résistance
thermique de la paroi n’est plus homogène.
Dans le cas présent, l’isolation posée par l’extérieur permet d’assurer une homogénéité
thermique de la paroi et donc d’éviter les ponts thermiques. Seule la différence
de matériaux constituant le plancher et le mur extérieur peut intervenir, mais avec
un faible impact sur les déperditions de l’enveloppe. Par exemple, dans le cas ci-dessous,
le coefficient linéique y est de l’ordre de 0,07 W/(m.K).