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BIM : Optimiser les moyens mis en œuvre dans le cycle de vie d’un bâtiment, de sa conception à sa démolition

Publié le 26 juillet 2016

Désireux de fournir une vision simple et synthétique d’un sujet pas toujours bien appréhendé, le groupe de travail BIM/Maquette numérique du Cercle Promodul, a élaboré une première version d’un document de vulgarisation : le BIM - 6 questions pour comprendre et agir. Promotelec s’associe à cette démarche en participant à la diffusion de ce guide.
LE BIM (pour bâtiment et informations modélisées) consiste en une méthode de travail permettant de partager des informations fiables, via une approche collaborative entre les différents acteurs intervenant tout au long des phases d’un projet de construction, de la conception à la démolition, en passant par la réalisation et l’exploitation.
La maquette numérique, qui permet une représentation numérique des caractéristiques physiques et fonctionnelles du bâtiment, ou de ces infrastructures, est au cœur de ce processus.
Contrairement à une représentation basique en 3D, la maquette numérique permet d’analyser ou de simuler certaines caractéristiques du bâtiment (comportement mécanique, stabilité, performance énergétique, impact environnemental…), ceci grâce à un certain nombre d’informations sur les propriétés de ce que l’on nomme les objets (représentation virtuelle en 3D d’un élément de construction : mur, dalle, porte…  avec précision de ses caractéristiques mécaniques, thermiques...).

Le BIM peut se décliner en 3 niveaux selon son degré d’évolution

  • le niveau 1 (BIM isolé), s’il intègre la maquette numérique, il ne comprend pas les échanges entre les modèles, chacun mettant à jour ses propres données
  • le niveau 2 intègre le travail collaboratif entre les intervenants, la maquette numérique 3D et structure diverses données dans un environnement commun
  • le niveau 3 (et pour beaucoup le seul existant) en plus du niveau 2, intègre un modèle unique partageable par tous les acteurs en même temps

L’intérêt du BIM

Toutes les informations récoltées dans le cadre d’un projet (informations techniques sur les produits et équipements…) sont rassemblées dans une base de données, qui s’enrichit de la matière apportée par les différents intervenants au fur et à mesure de l’état d’avancement du projet, l’objectif final étant d’aboutir à un processus d’ingénierie simultanée (ou concourante), qui va permettre, non seulement de faciliter les échanges entre les différents acteurs du projet, mais également de réduire les coûts (de conception, de construction, d’exploitation), ainsi que les délais.

Les 6 niveaux de développement aboutissant à la maquette numérique

Chaque étape du projet requiert un niveau d’informations spécifiques,  faisant intervenir un ou plusieurs acteurs (architecte, ingénierie collaborative, maître d’ouvrage…).

  • Niveau de développement 1 : concept – esquisse,
  • Niveau de développement 2 : avant-projet sommaire (APS) – permis de construire,
  • Niveau de développement 3 : avant-projet détaillé (APD)  – pré-synthèse – étude de projet (PRO)/dossier de consultation des entreprises (DCE),
  • Niveau de développement 4 : synthèse – étude d’exécution – construction,
  • Niveau de développement 5 : dossier des ouvrages exécutés,
  • Niveau de développement 6 : exploitation.

Grâce à son approche collaborative (base de données commune…), le BIM se révèle être un processus d’aide à la décision et de maîtrise des phases de réalisation, ainsi que d’aide à la gestion, l’exploitation et la maintenance, ce qui au final aboutit à un gain de productivité grâce à la réduction du coût global.
Le BIM est amené à se développer, l’utilisation de la modélisation des données du bâtiment allant être fortement encouragée, voire rendue obligatoire, pour des projets de construction financés par des fonds publics (à l’horizon 2017).
Le fonctionnement optimal du BIM, ne se fera pas sans évolution de la filière bâtiment, tant sur le plan humain (formation, modification des habitudes de travail…) que technique, basée principalement sur une interopérabilité du modèle, qui doit permettre une lecture commune des fichiers de diverses origines.
A ce titre, la norme expérimentale  XP P07-150 de l’AFNOR (commission AFNOR/PPBIM), vise à l’harmonisation des dictionnaires utilisés par les professionnels de la construction,  en proposant des règles de gestion d’un référentiel commun, de façon à ce que chaque industriel dispose d’un catalogue de produits numériques avec toutes les informations structurées de la même façon, quel que soit le produit.

Télécharger le guide, Le BIM : 6 questions pour comprendre et agir

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