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Chauffage : l’entretien, gage de sécurité et de fiabilité

Publié le 23 octobre 2017 - Modifié le 29 janvier 2018

L’automne est bien souvent la période où l’on commence à rallumer son chauffage après de longs mois de mise en sommeil. C’est le moment idéal pour encourager vos clients à faire vérifier et entretenir leurs équipements pour s’assurer de leur bon fonctionnement. Une démarche qui renforce la performance et la sécurité des installations.

Les températures ont beau être encore assez douces, le froid ne devrait pas tarder à se faire davantage ressentir à mesure qu’on avance dans l’automne. Et qui dit perte de degrés extérieurs dit la plupart du temps redémarrage du chauffage dans les logements.

Avant de remettre en service les systèmes de chauffage, il est recommandé aux particuliers de faire entretenir leur matériel. Cette étape, qui doit être réalisée par un professionnel qualifié, consiste à vérifier l’état et le bon fonctionnement des matériels mis en place, ce qui permettra notamment d’optimiser leur rendement.

En France, l’électricité reste l’énergie la plus utilisée par les ménages pour se chauffer (38 %), suivie par le gaz (35 %), le fioul (19 %) et le bois (5 %) (1).

Quelle que soit l’énergie choisie, les installations de chauffage doivent être révisées au moins une fois par an, selon une procédure bien définie qui visera à éprouver leur usage pour assurer aux occupants des conditions de vie agréables durant l’hiver, à moindre coût. Bien entretenir les unités de chauffage revient en effet à prolonger leur durée de vie et faire des économies dans la consommation d’énergie.

Un entretien régulier permet également de prévenir les accidents d’exploitation sur le long terme. Par exemple, les appareils à gaz mal réglés ou mal entretenus sont aujourd’hui la première source de dégagement de monoxyde de carbone, à l’origine de nombreuses intoxications. Ces émissions dangereuses sont même devenues la première cause de mortalité en France par intoxication.

Si l’entretien d’une chaudière, d’un radiateur électrique ou encore d’une pompe à chaleur est un véritable vecteur de confort pour les ménages, c’est également un gage de sécurité dans l’habitat.

DEO : vers une généralisation dès 2018

Largement plébiscité aujourd’hui par les Français, le chauffage électrique se doit de répondre à des exigences de qualité  pour ne pas compromettre la sécurité des installations électriques.

Un appareil défectueux risque non seulement de nuire au bon fonctionnement de l’installation électrique du logement, mais aussi et surtout de constituer un risque d’électrisation, voire d’électrocution pour les occupants et/ou d’être à l’origine d’un court-circuit, lequel peut provoquer un incendie. Disposer de produits sûrs, tels que ceux possédant le marquage de qualité « NF », permet d’envisager la saison hivernale sans inquiétude.

Depuis Janvier 2009, en cas de vente d’un logement dont l’installation électrique a plus de quinze ans, un état de cette installation électrique doit être réalisé, appelé diagnostic électrique obligatoire (DEO). Ce DEO a pour but d’évaluer les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes.

Depuis le 1er juillet 2017, ce diagnostic électrique est aussi obligatoire pour les logements à la location. Il doit être remis au locataire au moment de la signature du bail et concerne les logements situés dans un immeuble collectif d’habitation dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1975. Il vise également les installations électriques de plus de 15 ans.

A compter du 1er janvier 2018, le diagnostic électrique obligatoire s’appliquera à l’ensemble des logements mis en location et dont l’installation électrique a plus de quinze ans, sans limite de date de permis de construire. Une mesure qui permettra de passer progressivement et régulièrement au scanner toutes les installations électriques.

(1) Étude Quelle Energie 2016.

Les six points de sécurité vérifiés par le DEO

L’évaluation de l’état d’installation intérieure d’électricité est établie a minima par le contrôle des 6 points suivants :

  • Présence d’un appareil général de commande et de protection facilement accessible.
  • Présence, à l’origine de l’installation électrique, d’au moins un dispositif différentiel de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre.
  • Présence, sur chaque circuit, d’un dispositif de protection contre les surintensités, adapté à la section des conducteurs.
  • Présence d’une liaison équipotentielle et d’une installation électrique adaptées aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une douche.
  • Absence de matériels électriques vétustes, inadaptés à l’usage  ou présentant des risques de contacts directs avec des éléments sous tension.
  • Absence de conducteurs non protégés mécaniquement.

Comment obtenir le DEO ?

L’état de l’installation intérieure d’électricité doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié, disposant d’une assurance responsabilité civile professionnelle dont la liste est consultable sur le site du ministère de l'environnement. Cette profession est encadrée par voie législative et réglementaire, afin de garantir sa compétence et son indépendance.

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