La seule association à but non lucratif engagée pour plus de confort et de bon sens dans l’habitat.

Le CSTB s’associe à EDF pour améliorer la performance énergétique des bâtiments.

Publié le 05 janvier 2018 - Modifié le 5 janvier 2018

Les deux entités viennent de signer un partenariat de recherche afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie dans le secteur de la construction.

Un mois après que le gouvernement a dévoilé son plan de rénovation énergétique des bâtiments, le CSTB et EDF ont confirmé le 13 décembre dernier leur engagement pour le développement d’un bâti responsable et durable en signant un partenariat de recherche.

En travaillant de concert, les deux acteurs indiquent dans un communiqué commun vouloir mutualiser leur expertise pour améliorer « les usages de l’énergie, leurs interactions et leur pilotage dans le cadre d’une approche globale » au sein du bâtiment, de la ville et du territoire.

Le partenariat se décline en 4 axes de recherche, l’occasion de couvrir de nombreuses thématiques en lien avec la performance des bâtiments.

L’évaluation des bâtiments performants et flexibles, en termes d’économie d’énergie et de confort, fait notamment partie des champs que devront explorer les chercheurs mobilisés sur cette étude. Plusieurs travaux visant à associer les compétences de modélisation et d’expérimentation seront ainsi menés et devraient permettre de traiter de sujets majeurs, comme la précarité énergétique, les méthodes de mesure ou encore les solutions de rénovation pour les logements sociaux fonctionnant à l’électricité.

La recherche s’intéressera également à l’empreinte environnementale du territoire, avec l’ambition d’établir un cadre de définition pour les quartiers ou territoires exemplaires en matière d’émissions carbones et d’évaluer la portée des politiques énergétiques à l’échelle du pays.

Autre axe du programme, le BIM (Building Information Modeling) sera traité pour permettre aux deux partenaires de répondre à l’Appel à Proposition Horizons 2020.

La dernière piste de travail orientera la réflexion sur l’innovation dans le secteur de la construction. Une direction qui verra les équipes s’intéresser en particulier au développement d’outils nécessaires à l’amélioration de la performance des ouvrages et à la diffusion de cette innovation. Il s’agira alors de faire le point sur les moyens à mettre en œuvre pour que la filière développe et s’approprie l’innovation ou encore pour valoriser les métiers et les formations du secteur.

"Les travaux que nous allons mener avec EDF s’inscrivent parfaitement dans les axes stratégiques du CSTB, notamment la performance globale du bâtiment et de la ville, le déploiement de l’innovation, l’accès du BIM à tous les acteurs et l’amélioration du cadre de vie urbain", explique Étienne Crépon, Président du CSTB.

Une transition énergétique en difficulté

Les efforts du CSTB et d’EDF en faveur d’un bâti moins énergivore et plus respectueux de l’environnement accompagnent la politique globale de transition énergétique dans laquelle la France est engagée depuis plusieurs années. Cette dynamique place le bâtiment au cœur d’une stratégie bas carbone qui doit conduire le pays vers un nouveau mix énergétique et lui donner les moyens de lutter ainsi plus efficacement contre le réchauffement climatique.

Aujourd’hui, le bâtiment reste le secteur le plus énergivore en France, concentrant 43 % de la consommation d’énergie finale. C’est également le deuxième pollueur du pays avec 25 % des émissions de gaz à effet de serre, devant les transports.

Des chiffres qui font de la performance énergétique des bâtiments une priorité nationale pour atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris. Ratifié en 2015 lors de la COP21, ce dernier peine jusqu’ici à se concrétiser. D’après l’ONU, « les contributions actuelles des pays ne nous feraient (faire) que le tiers du chemin » nécessaire pour parvenir à maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C, comme l’impose la situation actuelle.

La COP23 a pu mettre en avant le manque d’actions et de résultats de la communauté internationale vis-à-vis des problématiques environnementales et des engagements pris deux ans plus tôt. Mais si l’effet COP21 semble être retombé chez certains signataires, la France continue, au travers d’initiatives issues du public ou du privé, de jouer les locomotives en multipliant les projets d’envergure et en poussant la recherche sur des questions essentielles à la réussite de la transition énergétique, comme le fait EDF et le CSTB.

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