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Malfaçons : quels sont les sinistres les plus courants en construction ?

Publié le 10 septembre 2020

L’AQC (Agence Qualité Construction) vient de publier son 15Observatoire sur la qualité de la construction en France, dans lequel sont recensées les pathologies les plus répandues dans le secteur de la construction. Dans le viseur, les désordres liés aux revêtements de sol intérieur et aux ossatures poteaux-poutres qui ont connu ces dernières années une importante augmentation.

Le revêtement de sol intérieur en tête des malfaçons

Pour réaliser cet état des lieux de la construction en France, l’AQC s’est basée sur les données issues de son dispositif Sycodés, qui rassemble les informations fournies par les rapports des experts appelés par les assurances lors de la mise en œuvre de l’assurance Dommages-Ouvrage. Des données qui permettent ainsi d’avoir une photographie des désordres les plus répandus dans le secteur de la construction.

Parmi les pathologies les plus fréquemment recensées dans le rapport sur la période 2017-2019, celles concernant les revêtements de sol intérieur arrivent en tête de ce « flop 10 », désordres aussi présents en nombre qu’en coût de réparation, en maisons individuelles ou en logements collectifs.

Ces dix dernières années, le nombre de ce type de sinistres a augmenté de 11 % pour les maisons individuelles, hausse expliquée dans l’enquête par deux raisons : les problèmes de fissuration au niveau du carrelage et les défauts d’étanchéité des douches à l’italienne. « Avec ce type d’équipement, les évacuations sont encastrées, ce qui génère des coûts de réparation souvent élevés », explique Christian Garcia, directeur technique GIE de Socobat, qui a participé à la rédaction du rapport.

Hausse des désordres de structure

Les défauts concernant les ossatures poteaux-poutres (hors charpente seule) poursuivent également leur progression, aussi bien en maisons individuelles qu’en habitat collectif. Sur ce dernier segment, la catégorie passe de 7 % à 8 % des coûts de réparations dans les trois dernières années. « La hausse est aussi visible dans les effectifs », précise Catherine Labat, experte construction au cabinet Neoxa et contributrice de l’enquête.

Il est néanmoins difficile pour elle d’expliquer cette hausse. Elle pourrait résulter du nombre important d’effondrements de balcons recensés ces dernières années, qui aurait permis de sensibiliser davantage les maîtres d’ouvrages à ce type de risque, les poussant à déclarer un dommage dès l’apparition de fissures.

Risque sur l’isolation thermique des combles

Sur le volet rénovation des maisons individuelles, l’AQC fait état d’un nombre accru de déclarations d’incendie et de feux couvant prenant leur source dans des combles perdus. Pour l’organisme, cette progression est favorisée par la multiplication des offres d’isolation des combles à 1 euro soutenues par le gouvernement dans le cadre du dispositif « Coup de pouce économies d’énergie » lancé en 2018.

Cette hausse du risque concernant l’isolation des combles est principalement due au non-respect des règles de l’art inscrites dans les avis techniques encadrant cette activité, l’occasion pour l’AQC de rappeler dans son rapport les bonnes pratiques en la matière.

>> Pour consulter l’édition 2020 de l’Observatoire de la qualité de la construction, cliquez ici.

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