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Qualité de l’air intérieur : une opportunité pour les installateurs

Publié le 26 mars 2018

Enjeu sanitaire majeur, la qualité de l’air intérieur s’impose également comme un vivier d’opportunités pour les installateurs. Le marché de la ventilation poursuit sa progression, porté par une règlementation de plus en plus active sur le sujet et une population davantage sensibilisée aux dangers de la pollution intérieure.

Au temps des bâtiments étanches à l’air

Longtemps peu considérée, la qualité de l’air intérieur fait désormais l’objet d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics. Et pour cause. Nous passons en moyenne 80 à 90 % de notre temps à l’intérieur d’un bâtiment. Logement, lieu de travail, supermarchés, transports, notre quotidien se déroule majoritairement en espace clos.

Seulement, la volonté de généraliser un modèle de bâtiment performant, sobre en énergie, s’est accompagnée de progrès importants en matière d’isolation qui ont débouché sur des intérieurs hermétiques, où l’air est confiné et devient source de danger pour la santé.

L’air intérieur est en effet chargé de substances chimiques émanant des produits qui nous entourent et de nos habitudes (plastique, peinture, fumée de cigarettes, produits ménagers, cuisine, textile, chauffage, pollution extérieure), des facteurs polluants mis en avant par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) dans une étude publiée en 2015.

Chaque année, la pollution de l’air intérieur cause environ 20 000 morts en France, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES)*. Un niveau critique qui en fait un enjeu de santé publique prioritaire pour le gouvernement, mais aussi un vaste terrain d’économies, le coût de la mauvaise qualité de l’air étant estimé à 19 milliards d’euros par an en France.

Pour garantir une meilleure qualité de l’air intérieur, une mesure règlementaire viendra prochainement compléter le dispositif législatif en vigueur dans ce domaine. À compter du 1er juillet 2018, pour qu’un logement soit considéré comme décent, le décret du 9 mars 2017 impose que ce dernier permette une aération suffisante.

« Les dispositifs d'ouverture et les éventuels dispositifs de ventilation des logements sont en bon état et permettent un renouvellement de l'air et une évacuation de l'humidité adaptés aux besoins d'une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements », selon la règlementation.

La loi portant engagement national pour l’environnement a également rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur pour certains bâtiments recevant du public sensibles. Depuis le 1er janvier 2018, les écoles maternelles, élémentaires et les crèches sont soumises à cette obligation qui impose notamment une évaluation des moyens d’aération de l’établissement.

En 2020 suivront les centres de loisirs et les établissements d'enseignement du second degré et en 2023 les autres établissements, indique le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Quid de la règlementation ?

Avec l’arrêté du 22 octobre 1969, la ventilation devient générale et permanente avec balayage de l’air du logement.

L’arrêté du 24 mars 1982, modifié par l’arrêté du 28 octobre 1983, définit les débits à extraire. Il précise les débits minimaux pour chaque pièce, quel que soit le type de ventilation, selon la composition de l’habitation.

La RT 2012 impose aux constructions neuves de logements collectifs et aux maisons individuelles l’installation d’une VMC.

Un atout commercial

La qualité de l’air intérieur n’a plus rien d’anecdotique et mobilise aujourd’hui non seulement les efforts des pouvoirs publics mais aussi ceux des professionnels du secteur de la ventilation qui travaillent à l’élaboration de solutions toujours plus performantes pour garantir à chacun un environnement sain.

Le marché de la ventilation est en pleine croissance en France, une situation qui offre aux électriciens l’occasion de multiplier les interventions, réalisées notamment dans le cadre de rénovations.

En 2017, le marché de la VMC dans le secteur du logement traditionnel a progressé de 2,4 %, avec près de 800 000 installations. La VMC hygroréglable a connu une croissance de 6,1 %, quand celle de la VMC simple flux a atteint 2,5 %.

Pour un électricien, se positionner sur la ventilation permet de profiter d’un secteur où la demande ne cesse de grandir et où il reste encore beaucoup à faire.  L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur précise en effet que « la moitié des logements a été construit avant 1967 et ne sont pas équipés de systèmes de ventilation parce qu’ils ne sont pas soumis aux exigences réglementaires instaurant le principe de la ventilation générale et permanente ».

Dans le neuf, le développement de bâtiments de plus en plus étanches favorise également le besoin d’une aération efficace qui réponde aux exigences règlementaires.

La ventilation est également un poste qui permet à l’installateur électricien de valoriser son rôle de conseil auprès du client.

En cas d’absence de ventilation, le professionnel peut conseiller son client sur les différentes solutions disponibles pour équiper son logement en respectant les contraintes du lieu. Si le logement possède une VMC, l’électricien peut encourager son client à faire vérifier son installation, voire aller jusqu’à lui proposer un contrat de maintenance.

* Étude 2014 de l’ANSES

>> Pour en savoir plus sur la qualité de l'air, cliquez ici.

>> Pour en savoir plus sur la VMC simple flux, cliquez ici.

 

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