La seule association à but non lucratif engagée pour plus de confort et de bon sens dans l’habitat.

Retour sur la participation de Promotelec aux Assises du Logement : la rénovation au cœur du débat

Publié le 27 juin 2019

La présence de Promotelec à la deuxième édition des Assises du Logement, qui s'est déroulée le 24 juin à Paris, a permis de faire de la rénovation responsable un des thèmes majeurs de cette journée consacrée à l’habitat d’aujourd’hui et de demain. Entre conférences, tables rondes et émissions de radio, Promotelec a multiplié les interventions pour expliquer sa vision d’une rénovation qui prône notamment l’amélioration du bilan carbone du logement.

« Construire, habiter, connecter », c’est sous cette signature que les échanges se sont conduits tout au long de l’événement, dans un climat de réflexion marqué par la fin du « grand débat », ce fut l’occasion d’évoquer notamment l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions issues de la loi Elan, ou encore la Loi Essoc.

Avec un parc national constitué en très grande majorité de logements existants, et une croissance de l’offre de logements qui plafonne à 1 % par an depuis trente ans, la question de la rénovation est essentielle à toute politique d’amélioration de l’habitat et toute projection dans l’avenir. Si ce constat semble évident pour les professionnels réunis durant ces Assises, il contraste pourtant avec le manque d’engagement de la population pour ce type de travaux.

« L’important aujourd’hui est de trouver le déclencheur de travaux, ce qui va donner envie aux gens de rénover » a expliqué Dominique Desmoulins, Directeur général de Promotelec. « Pendant longtemps, l’accent a été mis sur les économies d’énergie que permet d’espérer une rénovation, mais ce n’est plus assez vrai pour inciter à rénover. La rénovation devient attractive quand on comprend qu’elle peut aussi améliorer notre confort ».

À cette notion de confort s’ajoute une dimension environnementale qu’il convient désormais de prendre en compte dans toute opération de rénovation. « La France est engagée dans une Stratégie nationale bas-carbone qui vise la neutralité carbone à l’horizon 2050 », a rappelé Dominique Desmoulins.

Une volonté jusqu’ici contrariée sur le terrain, où un quart des rénovations ne permet pas d’améliorer la performance carbone des logements*, quand certaines vont jusqu’à la dégrader. Pour s’assurer du bons sens des opérations et de leur efficacité, Promotelec propose désormais une nouvelle version de son label dédié à la rénovation responsable des bâtiments. Présenté aux Assises, le label consacre une large partie de ses prescriptions à la diminution du bilan carbone des logements une fois rénovés.

La valeur verte, solution pour massifier la rénovation ?

Le rôle des collectivités locales pour booster la rénovation des logements est essentiel. « Il faut que les collectivités, les territoires, puissent s’emparer du sujet de la rénovation des logements pour valoriser certains projets en fonction de critères pouvant impacter le confort de l’occupant et l’environnement. C’est ce que porte l’option de territorialisation du label Promotelec », a expliqué Dominique Desmoulins, rejoint sur le sujet par Jean-Michel Issakidis, Maire-adjoint de Viroflay :

Promotelec Assises du logement : la rénovation au cœur du débat
Promotelec Assises du logement ©Anouar Hendrixx

Photo ©Anouar Hendrixx

« Chaque territoire a ses propres exigences, ses propres besoins en matière de rénovation ou de politiques environnementales. La territorialisation permet de décider de dispositifs spécifiques, d’aides ciblées à la situation des territoires, et de gagner ainsi en efficacité sur ces questions ». Des aides qui nécessitent à plus grande échelle un effort de financement adapté de la part du gouvernement. « On ne peut espérer rénover en réduisant les fonds alloués à ce type de travaux, comme c’est notamment le cas avec le CITE », a mis en garde Jean-Christophe Visier, Directeur de la prospective au CSTB.

Et à ceux qui évoquent la pertinence d’une obligation de rénovation, comme discutée actuellement pour les passoires thermiques, Philippe Pelletier, Président du Plan Bâtiment durable, préfère rester prudent : « Insérer de l’obligation ou de l’interdiction n’a de sens que si cela est précédé d’un vaste plan d’incitation. Quoi qu’on dise, les économies d’énergie restent encore un facteur décisif dans l’acte de rénover auprès des publics les plus modestes. Il faut les accompagner en simplifiant les démarches pour faire des travaux, et en leur expliquant les avantages de la rénovation ».

Pour Jean-Philippe Dugoin-Clément, Vice-président du Conseil Régional en Île-de-France, la réponse à l’urgence de rénovation doit s’opérer par un changement de mentalité. « Aujourd’hui, on remarque que beaucoup de personnes âgées vivent dans des grands logements, qu’elles n’ont pas forcément les moyens de rénover. Envisager alors de vendre pour habiter dans plus petit, voire même de partager leur logement, devraient faire partie des solutions à considérer pour faire des économies et améliorer leurs conditions de vie ».

Une approche du logement qui doit également évoluer sur le volet carbone. « L’impact sur la valeur du bien sera un élément clé pour faire bouger les choses », a indiqué Philippe Pelletier.

*Source : échantillon de 944 opérations de rénovation certifiées par Promotelec.

Votre navigateur est obsolète

Pour accéder à ce site, vous devez mettre à jour votre navigateur