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Avant même de parler isolation ou décoration, l’installation électrique d’un logement ancien mérite toute votre attention. Découvrez avec Promotelec, les signes visibles qui doivent vous alerter afin d’anticiper les risques… et les travaux à prévoir.
Un interrupteur jauni, un tableau d’un autre âge, des fils électriques qui courent le long des murs… Lors d’un achat immobilier ancien, l’électricité en dit souvent long sur l’état réel du logement. Et si certains défauts semblent anodins, ils peuvent en réalité être révélateurs d’une situation à risque, rendant indispensable une rénovation électrique. Un réflexe simple, mais trop souvent négligé : vérifier l’état de l’installation électrique.
Tableau électrique : ancien modèle, protections absentes, danger latent
C’est souvent le premier élément à observer lors d’une visite : un tableau électrique ancien, mal organisé ou dépourvu de protections, est caractéristique d’une installation obsolète, conçue pour des usages limités et bien différents de ceux d’un logement actuel.
Certains indices doivent alerter :
- tableau à fusibles ou sans disjoncteurs différentiels,
- absence de marquage repérant les circuits,
- traces d’éléments bricolés ou d’ajouts successifs.
Pris séparément, ces défauts peuvent passer inaperçus. Ensemble, ils traduisent une installation vétuste, peu adaptée aux équipements et usages d’aujourd’hui. Pour Promotelec, cela signifie qu’une rénovation est à envisager pour sécuriser le logement.
Prises et interrupteurs : ce que révèle leur aspect
Dans un logement ancien, l’état des prises et des interrupteurs mérite une attention particulière. Prises mal fixées ou abîmées, sans terre, interrupteurs vétustes … Au-delà de l’esthétique, ces éléments peuvent révéler des équipements usés, vieillissants ou inadaptés aux usages actuels du logement. Ils traduisent parfois des ajouts successifs, installés au fil des différents occupants, ou un entretien insuffisant de l’installation. Ces signes doivent être pris au sérieux, car ils peuvent présenter un risque électrique non négligeable, notamment en cas d’usage intensif ou d’utilisation d’appareils modernes.
Absence de terre, fils apparents : des signaux à ne pas ignorer
Lorsqu’on visite un logement ancien, ce sont souvent ces détails qui interpellent : une prise sans terre ou mal fixée, des fils électriques visibles le long d’un mur, une gaine apparente, sans protection, dans un coin. Rien d’alarmant à première vue, mais des indices suffisamment préoccupants pour qu’on s’y attarde.
Sans mise à la terre en effet, le risque d’électrocution est bien réel et l’installation électrique supportera mal les usages actuels, surtout avec des appareils récents, plus sensibles aux défauts électriques. Quant aux fils visibles, ils peuvent témoigner de choix techniques anciens ou de modifications réalisées au fil du temps, sans remise en sécurité de l’ensemble. Ces configurations doivent inciter à regarder l’installation de plus près afin de savoir à quoi s’en tenir et de prévoir un budget travaux avant de s’engager, ce qui évitera les mauvaises surprises une fois l’achat effectué.
Chauffage et eau chaude : attention aux installations bricolées
Dans beaucoup de logements anciens, le chauffage et l’eau chaude ont évolué par touches successives. Un radiateur ajouté dans une pièce, un ballon d’eau chaude installé par la suite, et cela parfois, sans adaptation réelle de l’installation existante.
Avec le temps, ces ajouts peuvent déséquilibrer les circuits, provoquer des disjonctions répétées ou générer un inconfort à l’usage. Ce n’est pas forcément visible au premier coup d’œil, mais c’est un point à examiner attentivement lors d’un achat, car il conditionne à la fois la sécurité électrique du logement et l’ampleur des travaux à prévoir. Le mieux étant, lors de la visite d’un bien, de vérifier que les radiateurs électriques et l’eau chaude sanitaire disposent bien de circuits dédiés avec des calibres adaptés.
Diagnostic électrique obligatoire : ce qu’il dit… et ce qu’il ne dit pas
Obligatoire lors de la vente d’un logement dont l’installation électrique a plus de 15 ans, le diagnostic électrique obligatoire (DEO), apporte une première photographie. Il permet d’identifier la plupart des anomalies et de signaler les points de vigilance.
Néanmoins, ce diagnostic ne mesure ni l’ampleur réelle des travaux à prévoir, ni leur complexité, ni leur coût (pour rappel, il n’y a aucune obligation pour le propriétaire à réaliser lesdits travaux). Il ne remplace pas une analyse globale de l’installation, notamment au regard des usages futurs du logement. Il doit donc être considéré comme un point de départ utile pour engager une réflexion, mais pas comme une garantie pérenne de sécurité, pour une installation amenée à évoluer.
Pour mieux comprendre les risques liés à une installation électrique ancienne et anticiper les travaux nécessaires, consultez le centre de ressources Promotelec.
À retenir
- Un tableau ancien et vétuste est un signal d’alerte majeur.
- L’aspect dégradé des prises et interrupteurs n’est jamais anodin.
- L’absence de terre (fil de couleur vert et jaune) constitue une anomalie majeure.
- Les fils apparents exigent vigilance (ils devraient être protégés dans des gaines ou des goulottes).
- Les ajouts d’équipements de chauffage relevant du bricolage, doivent inciter à la méfiance.
- Le diagnostic électrique obligatoire (DEO) est un instantané de l’état de l’installation, il n’est qu’un préalable à une analyse plus globale.
