Elle consommerait beaucoup, coûterait cher à l’usage, serait mauvaise pour la santé et obligerait à refaire son installation électrique… La plaque à induction traîne encore quelques idées reçues. Sont-elles fondées ? L’Œil de l’expert Promotelec démêle le vrai du faux.

Rapide à chauffer et précise à régler, la plaque à induction fonctionne grâce à un champ électromagnétique qui chauffe directement le récipient, sans chauffer préalablement la plaque de cuisson. Un fonctionnement particulier qui continue de susciter des interrogations.

« L’induction consomme beaucoup et revient cher à l’usage » : vrai ou faux ?

Plutôt faux. Une plaque à induction peut afficher une puissance élevée, mais elle chauffe rapidement et transmet directement l’énergie au récipient. Résultat : le temps nécessaire à la cuisson peut être réduit.

Selon l’ADEME, pour un usage de 409 cycles par an, une plaque vitrocéramique consomme en moyenne 200 kWh/an. À titre de comparaison, les plaques à induction les plus performantes peuvent, quant à elles, se limiter à 115 kWh/an. La consommation réelle varie toutefois selon l'équipement et son utilisation.

Qu’en est-il face au gaz ? Difficile d’établir une règle générale : le coût d’usage dépend notamment du prix des énergies et des habitudes de cuisson. La plaque à induction se révèle néanmoins plus performante et généralement plus économique à l’usage : elle chauffe très rapidement avec peu de perte de chaleur par rapport au gaz.

Bon à savoir : tous les récipients ne sont pas compatibles avec une plaque à induction. Seuls les récipients composés d’un fond ferromagnétique (contenant du fer et attiré par un aimant) seront adaptés.

« C’est mauvais pour la santé » : que disent réellement les mesures ?

La plaque à induction génère un champ électromagnétique pour chauffer le récipient. Faut-il s’en inquiéter ? Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les connaissances scientifiques actuelles ne confirment pas d’effets néfastes sur la santé liés à une exposition à de faibles niveaux de champs électromagnétiques.

Une attention particulière concerne les personnes porteuses d’un dispositif médical implanté, comme un pacemaker. Bien que dans son expertise sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques, l’Anses cite une étude qui n’a pas permis de mettre en évidence d’interférence entre les plaques à induction testées et les stimulateurs cardiaques, elle rappelle que certains fabricants de dispositifs médicaux préconisent des précautions d’utilisation. Le bon réflexe ? Respecter ces consignes et demander conseil à son professionnel de santé.

« Il faut refaire toute son électricité » : vrai ou faux ?

Faux. En revanche, comme le spécifie la norme NF C15-100, il est indispensable de s’assurer que la plaque à induction est bien alimentée par un circuit électrique spécialisé qui lui est dédié. En monophasé, celui-ci est protégé par un disjoncteur 32 A et alimenté par des conducteurs de 6 mm².

Si ce circuit est déjà présent et adapté, installer une plaque à induction n’implique donc pas de refaire toute l’électricité du logement. En revanche, si l’installation est ancienne et nécessite des travaux, Promotelec recommande de les confier à un électricien qualifié.

Vous envisagez de passer à l’induction ? Avant de vous équiper, vérifiez que votre installation électrique est adaptée. Retrouvez tous nos conseils dans le centre de ressources Promotelec.

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À retenir : les bons réflexes

  • Ne confondez pas puissance affichée et consommation réelle.
  • Utilisez des récipients compatibles et adaptés à la taille du foyer.
  • En cas de dispositif médical implanté, vérifiez les précautions à respecter.
  • Assurez-vous de disposer d’un circuit spécialisé adapté.
  • En cas de doute, faites vérifier l’installation par un professionnel qualifié.

FAQ

Faut-il refaire son installation électrique pour passer à l’induction ?
Non, pas systématiquement. Si le logement dispose déjà d’un circuit spécialisé adapté à la plaque de cuisson, il n’est pas nécessaire de refaire toute l’installation électrique. Dans le cas contraire, des travaux réalisés par un professionnel qualifié seront nécessaires.

Quel branchement prévoir pour une plaque à induction ?
En monophasé, la NF C15-100 prévoit un circuit spécialisé, protégé par un disjoncteur 32 A et alimenté par des conducteurs de 6 mm².

Plaque à induction ou gaz : laquelle choisir ?
Le choix dépend du logement, du coût des énergies et des habitudes de cuisson. L’induction se distingue notamment par sa rapidité de chauffe et son rendement (peu de perte de chaleur).

Une plaque à induction est-elle dangereuse si l’on porte un pacemaker ?
Des précautions peuvent être recommandées selon le dispositif implanté. Il convient de suivre les consignes du fabricant du pacemaker et ceux de son professionnel de santé.