Recharger ma trottinette électrique, oui… mais où ?

Au quotidien, recharger sa trottinette électrique semble un geste anodin… Jusqu’à ce que l’on réalise qu’on la branche souvent au petit bonheur la chance, sans trop se poser de questions. Alors, quel est le bon emplacement ? Sur la multiprise de l’entrée ? Dans la cuisine à côté de la bouilloire ? Dans la chambre “parce qu’il y a une prise de libre” ? Avec “Brèves de courant”, le podcast ludique et pédagogique imaginé par Promotelec pour répondre à toutes nos « petites questions électriques », levons le voile sur les mystères de l’électricité et adoptons dans notre vie quotidienne, les bonnes pratiques qui nous permettront de profiter en toute sécurité de nos équipements électriques.

Imaginez. Nous sommes au Moyen-Âge. Sur la route, un chevalier.

Noble, héroïque, armure rutilante. Son cheval a soif. Très soif.

Après des heures de folle chevauchée, il atteint enfin une auberge. Son cheval complètement dépuisé. Tavernier, de l’eau pour ma monture.

Ça, c’était au Moyen-Âge. Aujourd’hui, on a des trottinettes et des vélos électriques qui, eux aussi, réclament à boire de l’électricité. Et le chevalier moderne, eh bien, c’est vous, qui rentrez chez vous avec votre monture électrique épuisée et cette fameuse question « Recharger ma trottinette, oui, mais où ? » Sur la multiprise de l’entrée ? Dans la cuisine ? Sur la borne de recharge de la voiture ? C’est le sujet qui nous intéressera dans cet épisode.

Vous écoutez Bref de courant, le podcast qui éclaire vos questions. Un programme imaginé par Promotelec pour mieux comprendre l’électricité au quotidien. C’est donc batterie électrique à la main que vous franchissez la porte.

Avons-le, c’est quand même plus pratique qu’un cheval. Ben oui, on est d’accord. Stop.

Stop, j’ai dit, c’est pas vrai. Ah, merci. Bon, je reprends.

Vous franchissez la porte et, juste en face, vous la voyez. La multiprise. Avec déjà branché le chargeur de téléphone, celui de la montre connectée, une lampe et la box Internet qui clignote comme un sapin de Noël.

Et vous vous dites « Parfait, il reste une prise de libre. » Ça, c’est pas une bonne idée. C’est même une très mauvaise idée.

Parce qu’on va le voir, toutes les prises ne sont pas compatibles avec tous les usages. Et toutes les situations ne se valent pas. Qui dit recharge à domicile, dit vigilance.

Parce qu’un vélo ou une trottinette électrique, ça n’est pas un petit appareil électroménager comme votre grille-pain ou votre bouilloire. Derrière votre chargeur compact se cache une batterie lithium-ion puissante, efficace, mais sensible. Très sensible.

Et une recharge effectuée dans de mauvaises conditions, ce n’est pas juste moins bon pour la durée de vie de votre trottinette. Ça peut devenir un vrai danger. Surchauffe, phénomène d’emballement thermique, incendie.

Les batteries contiennent en effet un liquide très inflammable, l’électrolyte. Mais pas de panique. On va voir comment on peut éviter les problèmes.

Je vous rappelle que c’est l’objectif de ce podcast. Prenons les cas de figure classique, en commençant par les multiprises. On en parlait déjà il y a quelques secondes.

Elles sont pratiques, oui. Ça, on en convient. Mais elles ne sont pas faites pour tout supporter.

Elles n’aiment pas les appareils qui tirent beaucoup de puissance pendant longtemps. Elles n’aiment pas la chaleur, par exemple la proximité avec un radiateur. Elles détestent quand on les empile les unes sur les autres.

C’est comme faire la pyramide humaine dans une piscine. À un moment donné… Or, une trottinette s’attire entre 200 et 500 watts pendant plusieurs heures. Sur une multiprise déjà bien sollicitée, c’est la surchauffe assurée.

Donc, ce n’est pas une bonne idée. Passons maintenant à la cuisine. Ça sent bon.

Vous préparez quoi ? Un bœuf bourguignon. Avec des bonnes pâtes fraîches. J’adore.

Donc, dans la cuisine, vous l’aurez compris, il se passe toujours plein de bonnes choses. Mais c’est aussi la pièce où se trouvent déjà branchés de nombreux appareils électriques. Bouilloire, micro-ondes, grille-pain, machine à café… La liste est longue.

Brancher une batterie juste à côté d’un grille-pain lancé à 180 degrés, c’est exposer un équipement sensible à une source de chaleur directe. Et croyez-moi, votre batterie, elle ne va pas aimer du tout. Autre possibilité, pourquoi ne pas recharger son scooter, sa trottinette ou son vélo à assistance électrique sur la même borne que pour sa voiture ? A priori, on peut penser que c’est comme essayer de remplir un verre d’eau avec un canon à incendie.

Vous avez l’image ? Oui, ça éclabousse. Eh bien pourtant, c’est possible. À condition que la borne soit dotée d’une prise domestique au standard européen de type E ou F. Et maintenant, parlons du lieu de recharge.

Jamais, au grand jamais, dans un couloir qui desserre l’entrée et la sortie de votre logement. Jamais non plus dans une chambre, un local encombré ou près d’un matériau inflammable. Tout ceci, bien sûr, pour anticiper les risques d’incendie.

Les pompiers le répètent. Une trottinette en charge doit respirer et rester sous surveillance. Charger correctement sa batterie, c’est pas compliqué.

C’est surtout du bon sens. Il y a une règle d’or à respecter. La batterie, on la charge sur une prise murale en bon état, dans une pièce bien ventilée pour éviter l’humidité et que l’on peut surveiller facilement.

Et pour entreposer son équipement, on choisit de préférence un sol qui ne prend pas feu, comme du carrelage ou du béton. On évite le tapis du salon, le canapé en velours et le plaid du chat. Et il faut dans tous les cas utiliser le chargeur d’origine.

Vous devez impérativement éviter les chargeurs à bas coût d’origine douteuse qui ne comportent pas de marquage CE ou NF. Et si vous venez d’utiliser votre trottinette et que la batterie est encore toute chaude, eh bien, on lui laisse un petit moment pour souffler. Une bonne demi-heure de pause, comme après un sprint.

Dernière précaution, on ne laisse pas la trottinette en charge toute la nuit. Non, c’est pas vrai. Non, c’est pas vrai.

Si, c’est vrai, on vous le disait. On doit pouvoir la surveiller et la débrancher quand la batterie est pleine. En résumé, allez-y, prenez de quoi noter.

C’est bon pour vous ? Donc, les bons réflexes à garder en tête pour recharger sa trottinette. Une prise murale en bon état et bien placée, c’est oui. Une multiprise saturée, c’est non.

Une borne de voiture, c’est oui si elle est équipée d’une prise européenne E ou F. Une pièce ventilée, dégagée et à température ni trop froide ni trop chaude, c’est oui. Le chargeur d’origine, c’est indispensable. Et on surveille la charge, pas question de s’absenter.

Non mais, en clair, on peut recharger sa batterie lithium-ion chez soi, bien sûr. Mais pas n’importe où et pas n’importe comment. Un minimum de précaution s’impose.

Une recharge, c’est un geste simple, mais qui demande à être exécuté avec sérieux. Voilà, c’est tout pour moi. Vous venez d’écouter Brèves de courant, le podcast qui éclaire vos questions.

Un programme imaginé par Promotelec pour mieux comprendre l’électricité au quotidien.

Description

Batterie de trottinette à plat, multiprise qui vous fait de l’œil… bonne idée ? Ça dépend…
Dans cet épisode de Brèves de courant, on vous explique pourquoi toutes les prises ne sont pas faites pour recharger une batterie lithium-ion. Multiprise surchargée, emplacement improbable : on fait le tri entre les fausses bonnes idées et les bons réflexes pour éviter la surchauffe et les étincelles.

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