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Sécurité électrique : 2 logements anciens sur 3 présentent une anomalie

Publié le 26 juillet 2018

Promotelec a publié une étude en début de mois, réalisée pour le compte du GRESEL (Groupe de Réflexion sur la Sécurité Électrique dans le Logement), qui met en avant les lacunes du parc immobilier locatif français en matière de sécurité électrique. Menée à partir de 5.000 diagnostics d’installations ayant plus de 15 ans, cette enquête dresse un constat inquiétant : 68 % des logements présentent au moins une anomalie électrique avant leur mise en location.

La mise à la terre en tête des risques électriques

Avec 50.000 incendies d’habitation de source électrique qui se produisent chaque année en France (1), la sécurité électrique fait figure d’enjeu sanitaire majeur. Acteurs moteurs dans la lutte contre le risque électrique, le GRESEL et Promotelec ont récemment dévoilé une étude éclairante sur l’état des installations électriques des logements mis en location.

L’étude met en évidence un risque électrique toujours très présent en France, avec au moins une anomalie pointée dans 68 % des installations électriques, le nombre moyen d’anomalies dans ces logements oscillant entre 3 à 4 au total.

Le défaut de mise à la terre est l’anomalie la plus répandue (41 %). La vétusté des matériels arrive en deuxième position (34 %), suivie par le risque de contacts directs (27 %) et les défauts de protection contre les surintensités (27 %).

Si ce classement est le même pour les maisons ou les appartements, certaines disparités apparaissent lorsqu’on procède à une photographie par régions.

Les matériels vétustes constituent en effet le principal risque électrique relevé par exemple dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes (47 %), Occitanie (32 %), Pays de la Loire (20 %), la mise à la terre figurant à la deuxième place du risque le plus représenté dans ces territoires.

Location vs vente

Cette étude fait écho à une enquête similaire, menée en 2012 par Promotelec sur le parc de logements mis en vente.

Si la norme et les exigences de sécurité ont évolué depuis la publication de ce rapport, également réalisé à partir de 5.000 diagnostics, cette étude avait déjà permis de mettre en évidence la part importante d’absence de mise à la terre dans les biens visés (81 %), ainsi que celle inquiétante des risques de contacts directs (59 %).

Quelques différences entre les deux analyses sont néanmoins à noter. Tout d’abord, la nature des biens diagnostiqués. Les appartements représentent 88 % des habitations étudiées dans l’enquête consacrée aux logements en location, et seulement 39 % des logements à vendre, constitués à 60 % de maisons.

Encore, si les défauts constatés dans les locaux avec baignoire ou douche constituaient le deuxième risque dans les logements mis en vente, ils arrivent « seulement » à la cinquième place des anomalies les plus fréquemment repérées dans les logements en location.

Enfin, l’étude 2018 permet de constater un meilleur entretien du parc immobilier locatif, avec un nombre d’anomalies inférieur à celui recensé dans les logements mis en vente.

Le DEO, première étape pour garantir la sécurité électrique

« L’ignorance coûte plus cher que l’information ». S’il y a bien un domaine où cet adage se vérifie, c’est bien la sécurité électrique. L’un des enseignements de cette nouvelle étude Promotelec est le rôle incontournable du diagnostic électrique dans l’amélioration de la sécurité électrique.

Avec le DEO, l’installation électrique est passée au scanner afin de s’assurer qu’elle respecte bien les points de sécurité réglementaires et donner aux propriétaires ou locataires toutes les informations nécessaires afin d’avancer sans se tromper vers un habitat plus sûr.

Obligatoire depuis 2009 pour les logements mis en vente, le diagnostic électrique s’est imposé dès le 1er juillet 2017 aux logements situés dans un immeuble collectif dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1975. Depuis le 1er janvier 2018, cette mesure concerne tous les logements, dès lors que l’installation électrique a plus de 15 ans.

« Le diagnostic électrique obligatoire est un outil très important pour sensibiliser propriétaires et locataires aux risques électriques (…) il incite les bailleurs à déclencher rapidement les travaux nécessaires à la mise en sécurité des logements, tout en permettant de valoriser le bien,  explique Stéphane Pavlovic, directeur de la Confédération générale du logement et membre du GRESEL.

Le GRESEL souhaite maintenant que le diagnostic soit systématisé pour les parties communes des immeubles, « parents pauvres des travaux de modernisation et de sécurisation », selon Stéphane Pavlovic.

Grâce à l’évolution des dispositifs règlementaires, comme la NF C 15-100 ou l’entrée en vigueur du DEO, le nombre d’électrocutions a été divisé par 5 en l’espace d’une quarantaine d’années, passant de 200 victimes en 1970 à 40 cas recensés en France en 2011.

>> Pour avoir davantage d’informations sur le diagnostic électrique obligatoire et les six points de sécurité règlementaires à respecter, cliquez ici.

>> Pour consulter l’étude Promotelec pour le GRESEL, cliquez ici.

1) Chiffres ONSE

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